VERNEZ Henri

Journaliste, Henri Vernez était aussi poète. En 1910, la Société d’Emulation de Cambrai lui décerna une mention pour ses envois. Poète, mais « poète patriote » comme le qualifient, en 1915, Les Annales politiques et littéraires. Fut-il membre de la Ligue des patriotes fondée par Paul Déroulède ? En tout cas, il n’hésita pas à apporter son obole lorsque ce mouvement nationaliste lança des souscriptions pour soutenir sa propagande.

Fils d’un brigadier des douanes, Henri Vernez embrassa probablement la carrière militaire avant de devenir journaliste. Seul son livret militaire pourrait en faire foi, mais il nous est resté introuvable. Cependant, Vernez compte plus de neuf ans de service dans l’armée active, et plus de vingt-six dans la réserve qu’il quitta avec le grade de capitaine de cavalerie.

D’abord rédacteur en chef du trihebdomadaire L’Echo de Cambrai, journal républicain catholique (1888-1914), Henri Vernez passa au quotidien La République libérale édité à Arras à partir du 31 mai 1895. Il fut rapidement remplacé par Antoine Woisard, mais resta cependant collaborateur du journal pendant quelque temps. Par la suite, on le retrouve à L’Avenir des trois cantons, édité au Cateau à partir de novembre 1896, puis à L’Echo du peuple (ex-Echo de Cambrai).

Il quitta probablement le Nord durant ou après la Première Guerre. Domicilié à Ivry-sur-Seine, il prit une nouvelle orientation professionnelle, étant devenu employé d’un établissement bancaire. En 1924, il était nommé chevalier de la Légion d’honneur au titre du ministère de la Guerre. Henri Vernez avait épousé à Cambrai en premières noces Marie Antoinette Richard, morte en 1909, et en secondes noces Marguerite Henriette Bodin, cafetière, elle-même veuve.