Lorsqu’il arrive, le 15 août 1930, comme rédacteur en chef au quotidien amiénois Le Progrès de la Somme dirigé par Maurice Hisler, Lucien Van Costen a déjà une belle carrière de journaliste derrière lui, notamment dans la presse parisienne.
Issu d’une famille dunkerquoise, Lucien Clément Van Costen fait probablement ses premiers pas dans le milieu de la presse au bimensuel pour la jeunesse Jean-Pierre dont le premier numéro sort à Paris en décembre 1901. Gérant-comptable, il y écrit quelques articles et s’y fait un nom pour avoir, selon Le Libertaire, encaissé en 1904 l’argent destiné au journal : abonnement et don de 4 000 F.
Séjournant au Proche-Orient pendant plusieurs années, il collabore à divers journaux parisiens : L’Eveil, L’Action, Le Siècle… où il traite des questions concernant l’Egypte, la Grèce, la Turquie, l’Arabie, voire les colonies africaines. En 1923, il est secrétaire de rédaction au Quotidien, créé par plus de 20 000 Français et Françaises pour défendre et perfectionner les institutions républicaines et qui soutient en 1924 le Cartel des gauches. A partir de 1925, il travaille à Paris-Soir dont il devient rédacteur en chef. En 1928, il est fait chevalier de la Légion d’honneur. Remplacé à la tête de la rédaction par Alexis Caille, Van Costen continue de faire régulièrement la Une du quotidien pour ses enquêtes et reportages.
La reprise du journal, qui connaît bien des difficultés, par Jean Prouvost le 16 avril 1930 motive-t-elle le départ de Lucien Van Costen ? Il y signe son dernier article le 30 mars. Quelque quatre mois plus tard, il dirige la rédaction du Progrès de la Somme.
