FESCH Paul (abbé)

A la mort de l’abbé Paul Fesch, des quotidiens catholiques saluent en l’auteur de Souvenirs d’un abbé journaliste « un pionner de la presse catholique ».

Fils de gendarme, Paul Martin Fesch est séminariste à Beauvais puis à Saint-Sulpice avant d’être ordonné prêtre en 1883, mais ne fait pas de service paroissial. Il collabore à L’Eclaireur, titre fondé par des partisans du comte de Chambord dans le département de l’Oise, il donne quelques articles à L’Anjou, « regardé comme le journal officiel de Mgr Freppel », puis il participe au Journal de l’Oise sous le pseudonyme Jean Pasquerel. En septembre 1891, fort de l’appui de l’évêque de Beauvais, Mgr Péronne, il fonde La Croix de l’Oise, qui, un an plus tard,  selon ses dires, tombe « sous les efforts réunis de la Franc-maçonnerie et du conservatisme peureux, égoïste et réfractaire aux enseignements du pape ».

L’abbé Fesch quitte l’Oise pour Paris où il prend la direction de La Cocarde, du 6 mai au 4 septembre 1894. Il entre ensuite au Monde tenu par l’abbé Naudet et en devient le secrétaire de rédaction. Il demeure à ce poste, un peu plus d’un an jusqu’en 1896, avant de rejoindre le journal La Croix et de fonder la revue Jeanne d’Arc. Il meurt le 11 mai 1910, à Paris.

Auteur prolifique, écrivant sous divers pseudonymes : Jean Pasquerel, Jean-Paul Marybert, P.-M. Demouy, Paul de Clermont, il laisse de nombreux ouvrages dont Mortes au champ d’honneur, Le Panthéon des bonnes gens, Le Martyre de Jeanne d’Arc, La Faillite de l’enseignement gouvernemental, La franc-maçonnerie contre l’Armée…

Mort avant d’avoir pu faire imprimer sa Bibliographie de la franc-maçonnerie et des sociétés secrètes, il confie l’achèvement de son travail à son ami Joseph Denais (1851-1916), qui meurt lui aussi avant l’édition complète. Retrouvé, un exemplaire des épreuves d’imprimerie (sans les corrections de Denais) sert à l’éditeur belge G.-A. Deny pour son édition de 1976, tirée à 800 exemplaires.