Issu d’une vieille famille douaisienne, Lucien François, Auguste Durif accomplit toute sa carrière professionnelle que ce soit comme journaliste ou comme agent d’assurances dans la cité de Gayant.
Journaliste dès 1898, Lucien Durif, plus connu sous le pseudonyme de Paul Erblay, prend, en 1902 après le départ d’Alphonse Dumont, la direction du trihebdomadaire L’Echo douaisien, des hebdomadaires La Scarpe, créée en 1899 à destination des ruraux, et La Gazette de Sin-le-Noble, fondée en 1900. Ces périodiques dont le contenu diffère peu défendent la politique des républicains libéraux. Plusieurs journalistes catholiques et nationalistes y apportent leur concours. Leur parution s’arrête lors de l’invasion allemande de 1914. Bien qu’exempté du service militaire, Durif s’intéresse aux problèmes de Défense, en janvier 1910, il lance, toujours sous le même pseudonyme, le mensuel Douai militaire qui entend combattre le pacifisme et l’antimilitarisme.
Durant l’occupation allemande de Douai, le journaliste, malade, obtient son rapatriement à Paris où il demeure jusqu’à la fin des hostilités. A son retour dans le Nord, son domicile a été pillé, ses documents et son importante bibliothèque ont disparu. Faute de retrouver dans sa ville un organe libéral, il devient correspondant du quotidien Le Télégramme s’aventure dans le Nord. Parallèlement, il devient agent d’assurances.
En mauvaise santé, Lucien Durif doit bientôt cesser ses activités et meurt en janvier 1922 à l’âge de 44 ans.
