Fils d’un employé de commerce, Robert Banquart adhère à la SFIO en 1924. Il se marie l’année suivante. Il sera également membre de la Ligue des droits de l’homme et franc-maçon. Il entre au Petit Calaisien en 1920, il y exerce la profession de comptable. Il est également administrateur du journal de 1935 à 1939.
Mobilisé, il est, en juin 1940, blessé à Malo-les-Bains, et fait prisonnier le lendemain. Il est libéré en septembre 1941. Daniel Bernard, ancien collaborateur du propriétaire du Petit Calaisien Georges Naudin, s’était emparé du journal pendant l’Occupation. Il accepta de reprendre Banquart, mais uniquement comme comptable. Résistant, ce dernier fit partie de des FFI jusqu’à le Libération.
Avant la guerre, il avait participé à la rédaction de L’Églantine, l’organe de la Fédération socialiste du Pas-de-Calais. Après la guerre, il entreprit les démarches pour doter de nouveau la fédération d’un organe de presse. Le Réveil de Calais a commencé ainsi à paraître à partir de mai 1946 et il en fut le directeur technique. Il fit partie également de la rédaction du Patriote du Pas-de-Calais, l’édition départementale du quotidien du Front National Nord libre publié à Lille.
