Né dans une famille modeste de l’Aisne, Jean-Baptiste Ferdinand Valliez, après avoir fait ses classes dans diverses imprimeries, devient directeur d’un trihebdomadaire de l’Oise et en fait l’un des titres les plus importants du département.
Fils d’un tailleur d’habits, il est, après sa scolarité à l’école de son village natal, engagé comme apprenti dans les ateliers Gilles Gibert à Soissons. Parallèlement, il fréquente les bibliothèques, les cours du soir, voire les clubs politiques pour compléter ses connaissances. N’ayant pas encore vingt ans, il part pour Paris où il travaille dans l’une des plus grandes imprimeries françaises Maulde et Renou.
En 1853, Emile Lefebvre, propriétaire du Progrès de l’Oise édité à Compiègne, fait appel à lui pour diriger son imprimerie. A la mort de celui-ci en 1855, Ferdinand Valliez prend la direction politique du journal. Favorable aux idées libérales, il signe son premier article le 22 août. Se consacrant à la fois à l’imprimerie et à la rédaction, il introduit à l’atelier des méthodes nouvelles et du matériel nouveau, il développe dans son journal l’information locale. D’une feuille modeste, il fait du Progrès de l’Oise un titre qui compte dans son département.
Ferdinand Valliez participe à la formation d’un parti républicain à Compiègne. En pleine guerre franco-prussienne, il est arrêté, le 29 janvier 1871, à son domicile par une soixantaine de soldats prussiens pour « avoir fait de son journal l’organe du gouvernement de Bordeaux ». Emmené à Chantilly, il est incarcéré vingt et un jours. Le Progrès de l’Oise est interdit de parution jusqu’au 3 mars.
Alors que, depuis la démission du maréchal Mac Mahon le 30 janvier, les républicains possèdent tous les leviers du pouvoir, Ferdinand Valliez, malade, renonce à la direction du journal en novembre 1879. Il meurt quelque deux ans plus tard à l’âge de 56 ans.
