BARATTE Jean

Fils d’un employé de commerce et d’une brodeuse, Jean Ernest Charles Baratte est orphelin dès l’âge d’un an. Son père, Henri Alfred, alors caporal au 1er RI, est tué à l’ennemi à Bétheny dans la Marne le 15septembre 1914. Jean est reconnu pupille de la Nation en 1919 par le tribunal civil de Boulogne-sur-Mer. Il devient instituteur public successivement dans cette ville, puis à Calais et aux Attaques. En 1936, il adhère à la SFIO qu’il quitte en 1938.

Le 16 avril 1938, il épouse Marie Charles, employée. Dès septembre 1939, il est mobilisé. Fait prisonnier en juin 1940, il est libéré grâce à de faux papiers et reprend son métier d’instituteur en février 1941. Un peu plus tard, il est même nommé directeur de l’école Condé à Calais.

Parallèlement, Jean Baratte rejoint la Résistance. Il est membre du réseau Pat O’Leary et du mouvement Libé-Nord. A la Libération, il est ainsi nommé président du comité de Libération de Calais.

Le 23 décembre 1944, avec l’appui de Jacques Vendroux, dont il est le deuxième adjoint dans la municipalité provisoire, il obtient l’autorisation de faire paraître, sur les presses du Phare de Calais interdit, un nouveau quotidien Nord Littoral. En 1945, il devient le principal actionnaire de la Société des impressions et éditions du littoral (SIEL) qui édite le journal.

Sous sa direction, Nord Littoral atteint en mars 1948 un tirage de 18 500 exemplaires et il emménage en août 1952 dans de nouveaux locaux 39, boulevard Jacquart.

Jean Baratte meurt accidentellement en septembre 1956 dans les Alpes-Maritimes. Sa femme lui succède à la tête de la SIEL.